Ty Kern:L'ile mysterieuse

Ty Kern:L'ile mysterieuse
“Pour Marie, le Très-Haut jugera et du coeur de pierre le sang coulera.” Que faut-il lire dans le message en breton laissé par le meurtrier de Ty Kern ? Superstition ? Prédiction ? Sans doute, puisque des menhirs ruisselle du sang des victimes, plusieurs heures après leur mort.

Cachets de cire, apparitions fantomatiques, événements surnaturels... Dans cette communauté où l'on a le sang comme “iodé”, le caractère fort, le verbe haut, la superstition aisée, les langues vont bon train car le rituel attaché aux meurtres rappelle une légende du XVIIIe siècle étroitement liée à l'histoire de l'île... Alors que les autorités, par l'entremise de Lucas Fersen, s'efforcent de percer le mystère des menhirs qui saignent et d'y trouver une explication rationnelle, les autochtones, eux, ont déjà leur interprétation... fantastique.

Avec l'immensité pour frontières, Ty Kern est bien un microcosme : seul le bateau - soumis aux caprices du temps - le rattache au reste de l'univers. Pays de transformation, terre de lumière, l'île est un monde à part, avec ses propres règles. Sur quelques kilomètres carrés, les familles y cultivent des liens souvent ancestraux.

Dans ce contexte, tous sont des coupables en puissance. Soumis aux caprices du ciel et cette fois, à ceux d'un corbeau, meurtrier de surcroît, les résidants sont condamnés à un terrible et fascinant huis-clos par le commandant Fersen, qui fait boucler l'île. Au coeur de l'intrigue, Ty Kern lèvera peu à peu le voile sur ses mystères et les secrets de ses habitants... Présentations.

# Posted on Friday, 01 July 2005 at 8:14 AM

la légende des naufrageurs

la légende des naufrageurs
A Ty Kern, comme ailleurs en terre celtique, les superstitions sont légion et le cartésianisme a la vie dure. Dans ce pays où l'on fait parler les morts, où leur colère déclenche le vent des druides, sévit depuis des générations la légende des Naufrageurs... Elle raconte qu'au XVIIIe siècle, la Mary-Morgane assurait seule la subsistance de Ty Kern. Jusqu'au jour où elle ne rentra pas de campagne de pêche... laissant les îliens en proie à la famine.

Pour la survie de tous, six d'entre eux décidèrent alors de naufrager les bricks qui croisaient au large et de piller leurs épaves. Ils accrochaient des lanternes aux cornes des vaches et les promenaient sur la falaise pour tromper les navires, qui s'écrasaient sur les brisants. Ensuite, les “Naufrageurs” volaient les cargaisons et achevaient les survivants en les égorgeant. De plus en plus guidés par l'appât du gain, ils poursuivirent leur oeuvre, volant et massacrant, jusqu'à la nuit où les Naufrageurs firent s'échouer un dernier bateau et égorgèrent ses survivants... sans savoir qu'il s'agissait de la Mary-Morgane, enfin de retour.

Les veuves et les mères des marins de la Mary-Morgane crucifièrent les six Naufrageurs sur les menhirs de Guénoc et les laissèrent mourir... Aujourd'hui encore, la légende dit que “c'est du sang des Naufrageurs que les menhirs arborent, à la pleine lune, une teinte rougeoyante”. A Ty Kern, on sait même , que le chef des Naufrageurs n'était autre qu'Erwan-Marie de Kersaint, ancêtre de l'illustre famille de l'île. Et alors que Marie Kermeur, “l'enfant du pays”, est de retour, un premier meurtre survient, à la pleine lune, et les menhirs se mettent à saigner...

On se souvient alors d'un naufrage plus récent, en 1968, celui de “l'inconnue de Molène”, dont le corps avait été repêché au large... La légende, la superstition reprennent leurs droits sur l'île.

# Posted on Friday, 01 July 2005 at 8:15 AM

présentation des deux amants

présentation des deux amants
marie kermeur alias ingrid chauvin é
lukas fersen alias bruno madinier

# Posted on Friday, 01 July 2005 at 8:18 AM

marie kermeur : seule contre tous

marie kermeur : seule contre tous
Capitaine de police au SRPJ de Brest, Marie est de retour à Ty Kern. Son enquête sur la mort de Gildas fait vite d'elle la paria de l'île.

“Tu sèmes le malheur depuis que tu es revenue”, lui lance Yvonne, matriarche de la famille Le Bihan. Difficile à entendre, d'autant plus que Marie est torturée par de terribles cauchemars. Depuis peu, en effet, les terreurs nocturnes de l'enfant ont resurgi, avec leurs visions de vagues rougeoyantes, de fantômes effrayants... Le temps passe et le meurtrier frappe encore et encore. Directement touchée, Marie est à bout de nerfs. Epuisée par les épreuves, usée par l'hostilité, elle parvient tout de même à faire progresser l'enquête... pour mettre à jour de monstrueux secrets, d'insupportables vérités. Comme si c'était elle qui provoquait le malheur, laissant dans son sillage les cadavres et la souffrance.

Et pourtant, là où tous semblent soumis à la fatalité, elle seule, à Ty Kern, maîtrise encore sa destinée. “C'est sans doute une question de génération, commente Ingrid Chauvin. Seuls les plus jeunes de l'histoire seraient capables de “s'échapper” de cet univers et aussi de briser la saga entre clans de l'île.” Bien que haineux les uns envers les autres, les Le Bihan et les Kersaint sont encore capables de se liguer contre Lucas Fersen, le flic venu de Paris, mais aussi contre Marie, considérée comme une étrangère.
“Marie a déjà pris ses distances avec Ty Kern, explique son interprète, en allant exercer sa profession sur le continent. On la sent capable de s'en détacher plus encore, mais peut-être lui faut-il un catalyseur pour y parvenir...”

MARIE A DEUX AMOURS

Il pourrait bien s'agir de Lucas Fersen, l'enquêteur venu lui prêter main forte. Dans les terrifiantes épreuves qu'elle traverse, il est celui sur qui elle peut compter, l'épaule sur laquelle s'appuyer, alors que son fiancé Christian Bréhat ne songe qu'à l'éloigner de Ty Kern, la privant de sa quête de vérité. Avec Lucas, un jeu de séduction n'a pas tardé à s'installer.” Marie, elle, a d'autres priorités que la bagatelle... et un fiancé !” Mais elle finira par succomber au charmant et réconfortant flic, interprété par Bruno Madinier.

“La première scène que nous avons tournée ensemble, se souvient Ingrid Chauvin, était plutôt intime. Bien sûr, ce ne sont jamais les plus aisées à jouer, d'autant plus lorsque l'on vient tout juste de faire connaissance avec son partenaire. Et pourtant, c'est peut-être mieux ainsi ! Après cela, les présentations sont faites et cela vous évite d'appréhender, jour après jour, cette échéance.”

UN PAN DE VIE

Tenir le rôle titre dans une saga de neuf heures relève du challenge. De la préparation à la postproduction, pendant une année au total, Ingrid Chauvin aura vécu aux côtés de Marie Kermeur. Entre les deux, sept mois de tournage, en hiver et en extérieur. Un rythme soutenu nécessitant un bon mental et un physique à toute épreuve. “Tenir la distance exige une excellente discipline de vie. C'est aussi l'aspect le plus frustrant de cette aventure. J'avoue avoir eu l'impression d'entrer dans un tunnel...” Au bout, la satisfaction d'avoir participé à un film d'été novateur, qui fait la part belle au fantastique.
“J'espère que Dolmen fera date. J'ai moimême grandi près d'une maman et d'une grand-mère clairvoyantes. Le surnaturel ne m'effraie pas, il fait partie de moi, confie-t-elle. Ayant de surcroît des origines bretonnes, ce film me tient particulièrement à coeur. ”

Pour devenir Marie, Ingrid a transformé sa chevelure et l'allure qu'on lui connaît dans Femmes de loi. Marie Balaguère a fait place à Marie Kermeur. Des cheveux plus longs, une allure également sportive mais un style adapté aux vacances, donc aussi des robes coquettes : “Cette transformation m'a d'ailleurs beaucoup aidée à entrer dans la peau de Marie Kermeur.”
ALBUM SOUVENIRS
“Ce chaume et ce granit brut qui jettent encore dans les villages bretons une note primitive”... Environ un siècle après cette observation de Pierre Loti, le granit marque toujours de son empreinte cette région de France où loin de chez elle, la troupe de Dolmen a découvert des lieux “chargés”, lourds d'histoire. “On n'était pas à son aise dans le château des Kersaint. Je mets au défi quiconque d'affirmer le contraire. Ce lieu semblait habité, il s'y passait des événements étranges. A Belle-Ile-en-Mer, c'était différent. J'ai été éblouie par le côté sauvage, les paysages magnifiques de l'île... Mais j'ai rapidement ressenti un sentiment fort d'enfermement.”
L'effet îlien mis à part, la comédienne ne garde que du positif de ce tournage qu'elle n'est pas près d'oublier. “Je suis intimement convaincue que nous en reparlerons comme d'une aventure riche et complète. Je suis heureuse d'y avoir côtoyé une magnifique palette d'acteurs. Ensemble, nous avons eu à coeur de mener ce projet à bien, entraînés dans le sillon d'un réalisateur. Face à Didier Albert, j'ai d'abord été très impressionnée. Mais avec lui, on sait où l'on va. J'ai beaucoup apprécié sa manière de diriger les acteurs.”

Depuis la fin de cette aventure, Ingrid Chauvin a enchaîné les tournages. A quoi rêve-t-elle encore ? A des vacances...
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# Posted on Friday, 01 July 2005 at 8:20 AM

lukas fersen : l'intrus

lukas fersen : l'intrus
“Je ne crois pas aux phénomènes paranormaux” : le ton est donné. Rompu à la résolution des crimes rituels, le commandant Fersen est bien trop pragmatique pour croire au surnaturel. Envoyé à Ty Kern afin de percer le mystère des menhirs qui saignent, il n'est pas disposé à écouter les légendes celtes et autres “superstitions” des îliens.

“Il croit qu'il existe toujours une explication rationnelle aux choses, aux événements et l'expérience a dû le conforter dans cette opinion. Jusqu'à présent tout du moins...” commente Bruno Madinier.

L'AMOUR
Si l'accueil des gens de Ty Kern est des plus désagréables, celui de Marie n'est guère meilleur. Déterminée, tenace jusqu'à l'entêtement, elle compte bien apporter son grain de sel pour résoudre le meurtre de son frère et ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de ce Parisien, qui la relève de l'enquête. Lui tombe sous son charme au premier regard. “La seule faiblesse de Fersen, le grand professionnel, c'est Marie.”
Sûr de lui, Lucas devient rapidement le rival affiché de Christian, le fiancé de Marie. De son côté, elle ne tarde pas à trouver l'argument rêvé pour faire accepter sa participation à Fersen : sans elle, aucune chance de faire parler les îliens habitués à régler eux-mêmes leurs «affaires». Qu'il le veuille ou non, Lucas va devoir coopérer.
Et ce ne sera pas de tout repos puisqu'ils sont plutôt comme “chien et chat”... Lucas adopte un ton ironique qui contraste avec les drames sur Ty Kern. “Ce qui le caractérise, c'est sa distance sur les choses. Je pense qu'avoir un oeil distancié sur le monde nous sauve !” explique son interprète.
LE JEU
“Dolmen concilie enquête, fantastique et sentiment. Si pour Marie, l'urgence est de résoudre l'affaire, pour Lucas, elle est double puisqu'elle consiste aussi à la séduire. Cela crée une orientation de jeu très intéressante. J'ai trouvé le scénario d'une rare qualité, très bien écrit. Dès la première lecture, j'ai adoré le rôle et j'étais impatient de commencer le tournage !”
Bruno Madinier a apprécié de retrouver Didier Albert, pour qui il a une grande admiration. “Capable de travailler dix-huit heures par jour, il s'implique avec la même énergie dans son travail de cinéaste et de directeur d'acteurs. Il sait exactement ce qu'il veut.”
L'ANIMATEUR DE L'ÉQUIPE
“La Bretagne est un pays fort, “chargé”. J'ai adoré Belle-Ile-en-Mer ; on y ressentait un phénomène insulaire qui nous mettait vraiment dans l'ambiance du film.” En dehors du tournage, attentionné et curieux, Bruno Madinier entraînait les autres à la découverte des lieux avec la volonté que tous se sentent bien.
“C'est une chance de prendre part à de tels projets. Pour moi, c'est une vraie fête. Nous vivons des moments intenses et exceptionnels et c'est encore mieux quand ils sont partagés.” Inconditionnel de la série 24, il avait même fait confectionner pour toute l'équipe des T-shirts marqués CLFU (Commandant Lucas Fersen Unit) en hommage à Jack Bauer.

Après ce tournage sportif, avec des séquences “angoissantes et amusantes à la fois, comme tourner une nuit entière sous des rampes à eau, en décembre”, Bruno Madinier est reparti pour d'autres aventures avec la satisfaction d'avoir pris part à un beau projet. “C'est formidable de tourner un film de cette envergure. Tenir cette durée et de supporter parfois des conditions éprouvantes est un challenge de tous les jours, qui me motive.”

# Posted on Friday, 01 July 2005 at 8:21 AM